Élodie beillouin

Le quinquennat d’E. Macron s’achève actuellement. En prenant un peu de hauteur sur l’actualité, que souhaiteriez-vous exprimer sur son bilan en matière de vie associative ? De manière générale, a-t-on plutôt assisté à des avancés ? Des reculs ? Que peut-on retenir, selon vous, globalement, de ces 60 derniers mois ? : J'ai fini par abandonner, directrice adjointe d'un centre social, mon job c'est résumé à trouver du pognon à tout prix, appels à projets, mecenats...
Cela heurte tellement mes valeurs que j'ai décidé de partir. Aujourd'hui mon poste est financé par une fondation.
J'ai connu sur les 5 dernières années, 2 tentatives de suicides de mes collègues au boulot et en 2 ans 18 départs sur 20 salariéEs.
Pour une militante syndicale c'est difficile à vivre.
J'ai décidé de basculer sur mon syndicat à mi temps,pour accompagner les salariéEs et je fait de la formation JEPS...si on ne veut pas que les futurs animateurs ne soient que des techniciens, il faut travailler ça à la base...
Je n'ai vu aucune avancée, mais beaucoup de recul. Baisse des subventions, maltraitance, non respect des droits, perte de sens...
Dans votre domaine d’activité, quelles vous semblent être les évolutions les plus marquantes à relever ? Le paysage a-t-il changé ? Par rapport à 2017, quelle est la situation dans votre secteur ? : Les budgets de fonctionnement ont baissés drastiquement, des salariés remplacés par des services civiques...
Ces derniers mois, des charges de développement incite fortement les structures à mettre en place le SNU.
Toutes les mesures du gouvernement SNU, CER... mettent une nouvelle couche contre nos pratiques d'éducation populaire.
Nous entrons donc dans un moment charnière entre deux quinquennats. Dans cette campagne électorale qui commence avez-vous déjà entendu des idées, des pistes d’action, des propositions qui ont particulièrement retenues votre attention ?… Et si non, pensez-vous à des idées, des pistes d’actions ou des propositions que vous aimeriez entendre ces prochaines semaines et ces prochains mois ? : Remettre en place un ministère de l'éducation populaire et de la vie associative.
Lutter, faire collectif
Nous sommes le 1er mai 2022. Et, c’est une immense surprise mais vous venez d’être nommé Ministre chargé de la vie associative par le candidat issu de la primaire populaire qui vient d’être élu (contre toute attente) à la présidence de la République. Quelles sont les premières mesures sur lesquelles vous décidez alors de travailler ? : Revalorisation des salaires, budgets de fonctionnement, retour de projets qui partent du public, réponse aux besoins/attentes des habitants...
Autre chose à ajouter ? : Votre réponse
Souhaitez-vous l'anonymat lors de la restitution des résultats de l'enquête ? : NON